Préliminaire ( du blog voyons.)

 Préliminaire ( du blog voyons.)






Je m'en vais pour diverses raisons, bye.
Mon msn : mapticoeur@hotmail.com

# Posté le mardi 11 novembre 2008 14:09

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 16:59

Le Bruit Des Gens, Autour.

Le Bruit Des Gens, Autour.





Un banc, une avenue et la foule; voilà de quoi est faite ma vie aussi monotone, barbante, insipide qu'un chemin de fer effleuré par un monstre en métal toutes les trois milles secondes durant toute son existence et celà toujours à la même allure, vitesse, rapidité dans une parfaite constante.
Assurément, quelques événements plus ou moins remarquables pimentent ma pathétique et sinistre vie d'ermite; tiens le banc par exemple, sublimement lugubre, bâti en pierre et tout comme moi, voyant la vie animée de l'imposante assemblée qui passe, puis repasse devant nous sans même jeter un regard, ne serait-ce de pitié, de compassion pour un bloc de pierre qui avait été construi avec amour et une personne seule condamnée par cette affreuse ségrégation.
L'espoir fait vivre disait un jeune inconnu qui empruntait tout comme moi cette dynamique avenue qu'est les Champs-Elysées, tout les matins, vers huit heures, il était là, posté près de mon banc de pierre et toujours accompagné de son étonnant instrument à cordes.
C'était le seul être que j'avais pu admirer dans ma piteuse existence, car il communiquait, oui ! Il parlait avec les gens, ces êtres si mystérieux qui font passer dans ma tête ce bruit incessant et infernal résonnant encore et toujours, toujours, toujours... Ah, laissez moi pleurer mon inconscient en paix !
Mon utopie devient cauchemar et dans mon coeur la saturation des couleurs devient moindre.Vais-je un jour remplir cette feuille blanche qu'est mon ignorance ? Cette absence de communication me hante, je suis seul avec moi-même, en phase avec mon âme, mais que dis-je ? Non, je ne suis rien , c'est le néant, le vide !
La cacophonie des Parisiens sera-t-elle à jamais un mystère à mon effroyable regard baissé ? Hélas, j'en ai bien peur, les gens m'ennivrent, me tourmentent, ils sont tout autour du fantôme que je suis et pourtant ce banc, cet inconnu, cette avenue sont les seuls mirages du désert où je suis condamné.
Alors, je te dis adieu personne inconnue qui parcourt ces quelques lignes, je m'en vais vers d'autres finistères, ma germe, ma souffrance est trop grande à présent, je ne suis plus qu'un vulgaire pixel mort englouti par ceux qui brillent de milles feux.
Mais toi, être que je n'ai pas connu, n'oublie pas, le caractère se forge par les échanges avec les vivants, moi je n'aurais développé que la vue et l'ouïe avec ce bruit incessant, infernal résonnant encore, et toujours , toujours, toujours...

p.s : C'est à propos d'un homme et sa solitude qui le ronge.
n.b : Le texte est mien.

T'es-tu déjà senti seul(e) malgrés ton entourage? Cela t'arrive souvent ?

# Posté le mardi 11 novembre 2008 15:22

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 16:00

L'apparté d'un coeur déchu.

L'apparté d'un coeur déchu.
Photo : haha.





Toi qui m'a tant donné, aujourd'hui je viens te dire que je l'ai perçu; cet appel, cet ordre, le choix ne m'est guère donné.
Ces braises fantasques si légèrement voilées dans tes divins regards qui dévoilaient un désir certain n'auront pas suffit.
Croyais-tu vraiment à cette utopie qui nous berçâmes ?
Pensais-tu que le ruissellement de nos larmes à l'unisson auraient envahi le condamné ?
Te rappelles-tu de cette émanation qui parcourait ton corps...Tant de fois j'effleurais ta peau pour la sentir, oui , cette odeur faisant voguer dans mes veines ce sang que je croyais si pure jusqu'ici.

On s'était promis de ne jamais écouter le doute qui nous observait avec perversion, que le souffle de tes chuchotements dépasserait à jamais l'écho d'un nous tragique.
Cet idéal n'était que chimère, toi qui possédait cette langue des émotions, tu étais mon antonomase de l'espoir, mes veines auront gouté ton céleste sang côté jardin avant de devenir malsain et perfide côté cour, laissant ainsi échapper ce souffle songeant que tu m'avais donné.
Impregnée à jamais de tes erreurs, je te voyais comme ma vocation , tu étais mon destin, la mélodie de ce mélodrame que tu avais si bien composé avec pour orchestre les battements convulsifs de mon coeur soignesement dirigés par le moindre de tes mouvements, oui, tu étais doué mon ange diabolique.
La confiance était maîtresse de notre union, ah...La confiance...Tant convoitée par sa durée éphémère, elle qui aura parcouru les quatres coins de mon coeur de ton sang malsain, tu m'auras définitivement ensorcelée mon être aimé.

Je ne voulais pas quitter les constellations de ton envoûtante phonation, ne plus dompter mon rythme cardiaque emprisonné par la cadence de tes assonances.
Mais tu ne m'as pas laissé le choix, ta notre rêve d'éternité n'est plus qu'une infime partie de ton subconscient et ma voix un écho résonnant incessamment dans tes pensées, j'aurais ouvert les portes de l'infini lien qui nous enchaînait.
La vie n'est qu'une idéologie que l'on se donne, celle que j'ai perdu, qui ne m'a laissé qu'à ma vérité idéale une toute autre réalité, mes battements vont bientôt s'éteindre mon amour, pour laisser place à cette perpétuelle emprise que tu détiens sur mes sens.
On s'était dit unis par les liens du sang, mon petit être tout aussi malin que malsain , ce qui n'était que de l'authenticité pour moi était à tes yeux qu'une perfide intrigue dont toi seul connaissais la fin; mon avenir avait défilé entre tes mains depuis le début de l'extinction...Ma résistance et dorénavant illusoire, s'éloignant vers ce monde où tu m'auras fait voyager, où tout n'est que rêves et espiègleries.
Cette maladie a maintenant rongé mon mécanisme d'être fait de chair et d'os mais mon âme, elle, est immortelle , je te regarderais toujours de cet air niait que tu chérissais tant, le pluie te révèlera mes larmes comme au bon vieux temps mon amant et le vent de ses mains légères se laissera amadouer pour que je puisse t'effleurer de nouveau, pour toujours, à jamais.


p.s : C'est à propos d'une jeune fille qui a perdu la confiance de son copain en attrapant le sida par sa faute.
n.b : Le texte est mien.

T'es-tu déjà senti trahi(e) par quelqu'un ? Y pense-tu encore souvent ?

# Posté le dimanche 08 mars 2009 12:56

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 15:57

Puérilement Adulte.

 Puérilement Adulte.
Photo : Dessin of me x'D






Mon enfant, ma chère et tendre Violette,

Comme tu le sais le monde morne des adultes est amertumement comparable à une calculatrice sans vie devant tout assimiler, anticiper et calculer des les moindres détails laissant ainsi la flamme de la crédulité s'éteindre à jamais.
Mais toi, ma douce Rose, tu seras et est aujourd'hui telle qu'un grand monsieur disait à son propos, jamais tu ne retomberas dans l'enfance, tu y es toujours restée...
Ce petit message que tu as intelligemment trouvé dans mon jardin secret à l'heure de mon envol avec les pétales de chaque fleur ayant pris racine sur terre en papillonnant avec pour seul guide le vent dont lui seul connait la destinée t'es maintenant dévoilé; tu y trouveras à la suite de cette phrase un vieux et merveilleux souvenir de toi mon Lilas, que j'avais gardé en mémoire bien enfoui dans la trentaine d'années qui s'est écoulée depuis.
C'était un jour de Décembre glacial mon Orchidée, Paris s'était recouvert d'un manteau blanc enneigé, assombri alors par le ciel qui avait imposé son caprice de laisser close la porte du soleil, laissant les Galleries Lafayette dans une nuit obscure remplie d'imposture.
Seule une pousse ou plutôt un petit être avait illuminé et réchauffé cette lugubre journée d'hiver, je m'en souviens comme si c'était hier de ce candide petit minois blanc comme neige reposant sur un corps chétif maniablement vêtu de broderies et dentelles rendant ainsi la toilette de cette petite fille splendide.
Oui mon Absinthe, elle était splendide !
Son visage resplendisant de milles feux résultait de l'alliance entre ses pomettes rosées et de ses scintillants yeux bleutés.Ses petits souliers étaient adroitement ficellés et ses cheveux avaient la beauté d'une tige fleurale élégamment recourbée à la pointe.
Elle avait une poupée de cire à la main dont elle ne se servait pas pour puérilement écorcher sa minuscule mais si jolie bouche cristalisée par les minuscules flocons qui s'y étaient donnés refuge avec sa seconde main.
Cette splendeur était là, sous mes yeux interloqués, son regard était si vif , rempli de magie et de fascination, totalement captivé par quelques animaux en coton gesticulant à l'aide de bout de ficelles et par une locomotive mécaniquement dirigée sur des rails miniatures dans la vitrine suivante.La féerie des Galleries d'Haussman pour les fêtes de fin d'année opérait prodigieusement bien sur elle, à tel point que le bout de son nez caressait le verre qui la séparait de ce qui l'enchantait en y laissant un zeste de bué.Mais brusquement, ses deux vitrines favorites qu'elle avait fixé dans les moindres détails avaient pris feu devant la fontaine de ses yeux qui commencait à se déclencher tandis que le fonctionnement de toute la galerie s'était arretée net , laissant cette jeune fille ébahie et sa poupée par terre fondue par la chaleur des flammes dans une solitude de tristesse effroyable.
C'est à ce moment précis mon coquelicot que cette fillette, ou plutôt toi, tu l'as compris certainement, était venu me voir, tu t'apprétais à me demander en larmes pourquoi tout s'était arrêté , c'est alors que j'avais sorti une sucrerie de ma poche que j'avais gardé pour toi tout comme ce souvenir que je te confie; ton petit regard plein de fougue et d'enthousiaste avait alors refait immédiatement surface, comme celui que tu fais certainement en ce moment ma chère enfant.
A l'heure qu'il est, je ne suis plus à tes côtés pour arroser de bonheur les jolies pétales de ton coeur ma Tulipe, mais je sais que tes petits bambins te redonnent cet inoubliable joie de vivre à chaque instant comme tu me l'auras toujours donné.
Garde à jamais ce sourire enfantin , même à chacune de tes déceptions d'adulte ma Rose et tu ne faneras alors jamais...


p.s : C'est à propos d'une mère décédée qui parle à sa fille d'un souvenir d'elle plus jeune à travers une lettre qu'elle lui avait laissée.

n.b : Le texte est mien.

Te rapelles-tu de ton enfance ? Quels sont les meilleurs souvenirs qui te viennent à l'esprit ?

# Posté le samedi 16 mai 2009 16:50

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 15:58

Le reflet des émotions naturelles.

 Le reflet des émotions naturelles.
Photo : Un de mes tatouages :).




Toi qui n'a jamais pris le temps d'écouter et de comprendre la nature autant que elle, arrive à te percevoir, tends bien l'oreille à ce que je vais te conter sur l'un des ses plus précieux secrets qu'elle m'a confié ce matin, à l'heure où la rosée pointe le bout de son nez.
J'étais sur l'herbe tu vois, allongée, avec cette légère somnolence traversant tout mon corps mais amplifiant mes sens.Puis j'ai fermé les yeux sous ceux de ce ciel capricieux, laissant la brise se confesser au creux de mon auditoire.
Alors écoute ce qui va suivre toi qui ne prends pas assez le temps de rêver.

La tornade n'est que la rafale d'injustice éprouvée par des écoeurés.
La tempête n'est que l'agitation violente de l'explosion de pensées blessantes.
La grêle n'est que l'avalanche abondante des montées de colère des indignés.
La neige n'est que chacun des cristaux temporaires gelés d'une âme solitaire brisée.
La pluie n'est que l'averse de tristesse dans les yeux de chaque malheureux.
Le brouillard n'est que le manque de visibilité anémique des choix brouillés par une conscience égarée.
Les étoiles ne sont que l'intense éclairage de l'entrée en transe par le camouflage non fondé des espérances.
Les nuages ne sont que l'amas de désirs délicats en suspension de chaque mortel pris d'émotion.
La foudre n'est que la décharge électrique provoquant une sorte de déclic dans les battements de vie de deux être désormais réunis.
Le temps lourd n'est que la flamme étoufante de l'amour caché, vire-voltant entre deux amants.
Le soleil n'est que la lumière éphémère dans le coeur langoureux des amoureux.
Le vent n'est que le mouvement tendre ou intense des effleurements de deux corps emportés par leur accord.
L'arc en ciel quant à lui, n'est autre que la gaïté des couleurs unies en totale harmonie dans les voeux des gens heureux.

Alors toi qui a trop les pieds sur terre, apprend à la connaître et à veiller sur cette nature et à tout ce qui l'entoure comme elle le fait pour toi et tes proches à chacune de vos émotions.

p.s : C'est à propos du climat en rapport avec les émotions.

n.b : Le texte est mien.

Comment te sens-tu en ce moment ? Quelle est l'émotion qui submerge le plus ta vie ?

# Posté le mardi 09 juin 2009 12:39

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 15:56